La revue Perfectionnement





Des cours à votre mesure ! - Juin 2006
SYSTÈMES DOMOTIQUE ET IMMOTIQUE
Les réseaux de l’avenir… disponibles maintenant !

Dans le bloc de cours en laboratoire de câblage structuré (voir page précédente) offert à l’École des métiers de la construction de Montréal (ÉMCM), figure le cours Systèmes domotique et immotique. Ce cours de 90 heures, donné du 4 au 21 avril dernier à Montréal, a également été offert à l’ÉMOICQ (Québec) du 20 février au 10 mars 2006. Ce cours de perfectionnement sera de nouveau offert à l’automne à l’ÉMCM.
L’objectif de cette formation est d’enseigner aux étudiants les techniques de base nécessaires à la planification de l’installation des systèmes domotique et immotique.Cette appellation signifie l’intégration technologique par la programmation informatique des systèmes de sécurité, de chauffage, de réfrigération, d’éclairage, etc., présents dans un bâtiment.Alors que la domotique s’adresse aux bâtiments résidentiels, le terme immotique est quant à lui réservé aux infrastructures commerciales et institutionnelles. Partie prenante du bloc de cours en câblage structuré, le cours sur les systèmes domotique et immotique s’adresse lui aussi aux électriciens, compagnons ou apprentis, ainsi qu’aux installateurs de systèmes de sécurité.

Les systèmes domotique et immotique : une histoire de sécurité


Lorsque l’on demande à Jean-Pierre Desjardins, formateur et consultant en domotique, quelle est l’origine de cette technologie, on découvre qu’elle a pour ancêtre…le télégraphe ! : « La raison première qui a justifié le besoin en technologie dans les bâtiments en fut d’abord une de sécurité. Les gens voulaient se prémunir contre le vol et alerter le voisinage en cas d’incendie. On utilisait pour cela le télégraphe. »

La technologie a depuis beaucoup évolué, pour s’adapter à une réalité bien québécoise. « Le chauffage et la climatisation sont des priorités au Québec. Le but premier de la domotique est la gestion d’énergie pour un confort et une économie accrus. C’est de cette façon qu’on est passé dans les années 80 au microprocesseur à mémoire volatile, qui permettait d’emmagasiner des informations de façon mécanique. Les premiers thermostats en sont de bons exemples. » En 1990, on passe à l’intégration informatique de ces microprocesseurs. « Il s’agit alors de l’application de la domotique comme on l’entend aujourd’hui. Le contrôle à distance de la température et de l’éclairage d’un bâtiment devient alors possible, et de ce fait, on maximise l’économie d’énergie et d’argent », de préciser M. Desjardins.

Quand la domotique devient la norme


Si la domotique peut sembler quelque peu futuriste, il n’en demeure pas moins que cette technologie correspond aux normes modernes d’électricité. D’après Denis Leduc, conseiller en câblage structuré au sein de la FIPOE : « On ne parle plus d’une technologie d’avenir, mais bien d’un procédé recommandé par les organismes de normalisation, tels que la CSA et ISO ». Pour M. Desjardins, il ne s’agit que d’un rattrapage technologique appliqué aux bâtiments : « Si l’on compare la domotique avec la technologie cellulaire, on est encore loin de tout ce que l’on peut faire avec un simple téléphone portable. La domotique est appelée à se complexifier, ce qui requerra toujours davantage de formation.»

SYSTÈMES DOMOTIQUE ET IMMOTIQUE

Durée du cours : 90 heures

Contenu :

> caractérisation des systèmes domotique et immotique et de leur fonctionnement;

> planification des travaux;

> choix du câblage selon les fonctions du système et de leur type de bâtiment;

> raccordement des dispositifs au contrôle central;

> programmation des données;

> vérification des données;

> simulation et dépannage.

Exigences (en plus du certificat de compétence) : Posséder des connaissances de base dans l’installation de câblage structuré.

Compétences visées : À la fin de la formation, l’étudiant est en mesure d’installer, de configurer et de dépanner des systèmes domotique et immotique.