La Revue Formation





LE FFIC RENCONTRE L’INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION - Juin 2009
UNE COMMISSION DE LA CONSTRUCTION… DURABLE

La Commission de la construction du Québec (CCQ) a adopté un plan d’action de développement durable qui s’échelonne sur trois ans, de 2009 à 2011, et qui s’appuie sur trois voies de développement : écologique, économique et sociale. Ce plan d’action, qui découle de la Loi sur le développement durable du gouvernement du Québec, n’est pas contre nature pour la CCQ. Bien au contraire, affirme la directrice en développement stratégique et projets spéciaux, Audrey Murray, il s’inscrit dans le prolongement de la mission de l’organisme.

UN PLAN AUX ACTIONS MESURABLES
« Ce plan modeste est réaliste. Il propose des actions dont les résultats seront mesurables. Une de nos actions sera d’informer, de sensibiliser, d’éduquer les partenaires de l’industrie sur la notion d’empreinte écologique (voir glossaire p. 20) et sur la valeur des enjeux environnementaux. D’ici trois ans, nous aurons atteint nos objectifs si les décideurs de l’industrie reprennent à leur compte la vision du développement durable et posent des gestes concrets. »

UNE INDUSTRIE LOURDE
Il faut savoir que l’industrie de la construction a un impact majeur sur l’environnement. Elle produit trois millions de tonnes de déchets par année. Les cycles de construction et de démolition des bâtiments ont un impact sur l’environnement. Mais c’est surtout au moment de l’utilisation des bâtiments, à cause de l’entretien, du chauffage et de la climatisation notamment, que l’empreinte est la plus grande.

Par rapport à l’ensemble des secteurs d’activité au Québec, l’industrie de la construction est responsable de 33 % de la dépense énergétique, de 50 % de la consommation énergétique et de plus de 35 % des émissions de gaz à effet de serre (GES).

UN PLAN D’ACTION : TROIS ENJEUX
On le sait, la CCQ est un organisme paritaire où les représentants syndicaux et patronaux défendent des enjeux complémentaires, des enjeux sociaux et économiques. Cette dynamique sous-entend que l’ensemble des orientations et des actions de la CCQ tient compte de ces enjeux. Ce à quoi, grâce au plan d’action en développement durable, s’ajoutent dorénavant les enjeux écologiques.

L’esprit qui anime ce plan d’action vise donc une représentation équilibrée des trois enjeux dans la prise de décision : réduire les iniquités sociales, mieux consommer et mettre en place un cadre de développement durable.

D’ici la fin 2009, la CCQ connaîtra son empreinte écologique et travaillera par la suite à mettre en place des mesures ciblées pour la réduire. On sait déjà que le futur siège social de la CCQ en bordure du boulevard Métropolitain vise l’obtention de la certification LEED argent.

D’après Mme Murray, si dans la chaîne de construction il y a encore une certaine résistance au développement durable, personne toutefois n’est contre. Avec le temps, personne ne pourra y résister puisque déjà le développement durable s’avère être un puissant levier à l’innovation. Un levier appelé à prendre de l’importance sous l’effet combiné du leadership des gens de l’industrie et des opportunités d’affaires qu’offrent les programmes d’infrastructures.

Pour aider l’industrie à prendre le virage du développement durable, la CCQ s’engage à être à l’écoute des besoins des employeurs et des travailleurs.