HISTORIQUE


Avant 1992 –
Les premières revendications syndicales en matière de formation se font entendre dès les années 1980. Toutefois, il faut attendre 1992 pour que les associations syndicales et patronales aboutissent à une entente de principe.

Le Décret de la construction est modifié afin d'y intégrer les dispositions créant un fonds du Plan de formation par le perfectionnement et le recyclage, afin d'améliorer le revenu et l'emploi des travailleurs de l'industrie de la construction. Il confie sa gestion à deux comités mixtes patronaux et syndicaux. Afin d’assurer la pérennité des programmes de formation et de perfectionnement, la contribution de l’entrepreneur au fonds est fixée à 0,20 $ de l’heure travaillée par travailleur.

1993 –
L'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) conteste la validité du fonds du Plan de formation. En novembre, une ordonnance de sauvegarde émise par la Cour empêche la sortie de fonds, rendant le Fonds, instauré en 1992, non opérationnel.

1997 –
L’adoption du projet de loi no 400 (loi édictant diverses dispositions législatives relatives à la formation dans l'industrie de la construction) permet que les sommes accumulées au Fonds, depuis 1992, soient intégrées à tout fonds de formation institué par convention collective sectorielle, et ce, au prorata des contributions versées par les employeurs du secteur.

De plus, la modification de la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction (R-20) permet à la Commission de la construction du Québec de mettre sur pied tout comité requis pour donner suite aux dispositions d'une convention collective.

Avec l'adoption du projet de loi no 400, les comités créés sont :

1. Comité de gestion de l'utilisation du Fonds de formation de l'industrie de la construction (CGUFF) : secteurs institutionnel et commercial, industriel ainsi que génie civil et voirie

2. Plan de formation des travailleurs du secteur résidentiel : secteur résidentiel

1999 –
Le CGUFF démarre officiellement ses travaux et définit les règles d'utilisation générales et spécifiques. Il met en place notamment un système d’incitatifs financiers intéressant pour les travailleurs et travailleuses qui s’inscrivent à des activités de perfectionnement.

2000 –
Le CGUFF devient le Fonds de formation de l'industrie de la construction (FFIC).

2007 –
Dans la foulée des négociations collectives du printemps, les associations syndicales et patronales représentées au C. A. du FFIC majorent les incitatifs destinés aux travailleurs pour une période allant de 2007 à 2010.

Après dix ans d’activité du FFIC, l’utilisation des fonds dédiés à la formation continue fait de plus en plus partie des mœurs des gens de l’industrie : en 2001, près de 3 500 travailleurs ont participé à des activités de perfectionnement ; en 2007, ils étaient plus de 17 231 ! Cette croissance importante de la demande pour des activités de perfectionnement et des services afférents dédiés aux travailleurs et aux entrepreneurs implique de la part du Fonds un investissement annuel qui dépasse maintenant les 25 millions de dollars.